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L’accès à l’électricité constitue un pilier essentiel du développement de la République démocratique du Congo. Consacré comme un droit constitutionnel, il figure au cœur des priorités de l’action publique, conformément à la vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et aux orientations du Gouvernement Suminwa II, qui œuvrent pour une énergie accessible à toutes les populations, y compris dans les zones les plus enclavées.
Dans cette dynamique, l’État congolais a engagé, ces dernières années, des investissements significatifs en faveur de l’électrification rurale. À travers l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), de nombreux projets ont été financés et réalisés afin de doter les territoires d’infrastructures électriques modernes et adaptées aux réalités locales.
Toutefois, l’absence initiale de procédures clairement établies pour la sélection des opérateurs et la gestion des mini-réseaux en zones rurales a constitué un défi majeur. Plusieurs ouvrages achevés se trouvaient exposés à des risques de vandalisme, de sabotage ou de dégradation, compromettant la pérennité des investissements publics réalisés.
Conscient de ces enjeux, le Gouvernement a pris des mesures appropriées. Sous l’impulsion du Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Son Excellence Aimé Molendo Sakombi, une commission interinstitutionnelle a été mise en place. Celle-ci a mobilisé les expertises de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), de l’ANSER, ainsi que de son Secrétariat général et de son Cabinet.
Les travaux menés ont permis d’aboutir à des résultats concrets. Des outils de gestion ont été conçus, un modèle financier a été défini et des mesures réglementaires ont été élaborées afin d’encadrer le recrutement des opérateurs privés chargés d’assurer l’exploitation et la maintenance des centrales électriques construites par l’ANSER en milieux rural et périurbain. Cette évolution consacre une étape déterminante du partenariat public-privé dans le secteur de l’électricité, en confiant au secteur privé la gestion, le développement et la durabilité d’infrastructures réalisées par l’État.
Ces avancées ont été formalisées par l’adoption d’un arrêté ministériel, débattu en Conseil des ministres, validé et signé. Ce cadre juridique confère à l’ANSER la qualité d’autorité contractante, habilitée à lancer les procédures de recrutement des opérateurs et à signer les contrats d’exploitation. Il s’agit d’un progrès juridique majeur en faveur d’un accès effectif, sécurisé et durable à l’électricité.
Au-delà de l’aspect réglementaire, cette décision marque un tournant opérationnel. En déléguant l’exploitation de ses réalisations, l’ANSER s’assure que l’énergie produite par les centrales construites bénéficie pleinement aux populations, dans des conditions de fiabilité et de continuité.
Dans l’attente de la mise en place du cadre réglementaire définitif, l’action est déjà engagée. La maintenance est assurée, l’exploitation est lancée et les infrastructures entrent progressivement en service.
Les résultats sont significatifs. Sur un portefeuille de 65 projets mis en œuvre par l’ANSER, 22 centrales sont désormais en phase d’exploitation, permettant à des milliers de ménages ruraux de sortir durablement de l’obscurité.
À travers cette initiative, l’État congolais confirme sa volonté de rapprocher l’énergie des populations rurales et de transformer durablement les conditions socio-économiques des territoires, en faisant de l’électricité un véritable levier de développement inclusif.