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Kinshasa, 18 décembre 2025 — Au Fleuve Congo Hôtel, ce jeudi après-midi, l’atmosphère était celle des grands rendez-vous institutionnels. Autour d’une même table, quatre acteurs clés du secteur énergétique congolais ont apposé leurs signatures sur un document qui pourrait redessiner l’architecture de la gestion des recettes non fiscales liées à l’électricité en RDC.
La cérémonie, placée sous le Haut Patronage du Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Son Excellence Aimé Molendo Sakombi, marque une étape structurante dans la réforme du secteur de l’électricité.

Un cadre inédit de coordination interinstitutionnelle
Le protocole d’accord signé entre le Secrétariat Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD), l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER) et la Société Nationale d’Électricité (SNEL SA) établit désormais des mécanismes harmonisés pour la déclaration, la perception et le contrôle de la redevance sur la consommation d’électricité en haute et moyenne tension.
Une réforme très attendue, tant cette redevance constitue un levier essentiel de financement public, mais également un domaine où les procédures manquaient jusqu’ici de coordination et d’uniformité.
Renforcer la transparence et la mobilisation des recettes
Dans son allocution, le Ministre Aimé Molendo Sakombi a rappelé les enjeux :
moderniser la gouvernance énergétique, sécuriser les recettes de l’État et instaurer une meilleure cohérence entre institutions.
À travers ce protocole, les quatre organes s’engagent notamment à uniformiser les mécanismes de perception, améliorer le contrôle des déclarations, garantir un suivi rigoureux des flux financiers, et renforcer la transparence pour les usagers industriels et institutionnels.
Cette coopération renforcée permettra de réduire les zones grises administratives et d’améliorer la traçabilité des fonds collectés, un point critique pour les partenaires techniques et financiers comme pour les opérateurs du secteur.
Une réforme alignée sur la vision du Chef de l’État
La signature publique de ce protocole s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, qui a fait de la modernisation du secteur énergétique l’un des piliers de son action.
Selon les différents intervenants, ce geste symbolise le retour de l’État comme acteur pivot, garant de la bonne gouvernance du secteur électrique et de la protection des intérêts des consommateurs, qu’ils soient industriels ou institutionnels.
Une étape stratégique pour l’avenir du secteur énergétique
Pour la SNEL SA, opérateur public historique, et pour l’ANSER, acteur de la structuration de l’électrification rurale et périurbaine, ce protocole représente une opportunité de consolider leurs rôles respectifs dans un cadre clarifié.
La DGRAD, pour sa part, y voit un levier pour améliorer la performance de collecte et limiter les pertes financières dans un secteur à fort enjeu économique.
La mise en place d’un Cadre de Concertation Technique (CCT), à présidence tournante, assurera le suivi opérationnel du protocole et garantira la bonne exécution des engagements pris avec l’engagement prononcé du Secrétariat Général aux RHE.
Une volonté commune de modernisation
Au-delà de la signature, l’événement aura servi de démonstration de volonté politique et technique : celle d’assainir, structurer et renforcer la gouvernance du secteur énergétique, dans un pays où la demande en électricité ne cesse de croître et où la transparence dans les mécanismes de collecte devient une nécessité stratégique.




